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Industry 4.0 Engineer Using a Robot Arm

Pourquoi ces pays ont-ils pris le virage numérique de l’Industrie 4.0 ?

L’Industrie 4.0 est un terme utilisé pour décrir les innovations liées à l’internet des objets (iOT). Elle se caractérise par une automatisation intelligente et par important virage numérique dans le secteur manufacturier. Les technologies utilisées désignent plus précisément des innovations telles que : L’intelligence artificielle, l’interface homme-machine, les robots et les technologies de capteurs, ou encore l’impression 3D. L’« Industrie 4.0 » est un concept introduit en Allemagne en 2005 pour qualifier la quatrième Révolution en cours dans l’industrie de la fabrication, mais ce terme a peu à peu été adopté à travers le monde.

Les enjeux diffèrent selon les pays, mais qu’il s’agisse de renforcer leur production ou de soutenir la compétitivité globale du secteur manufacturier, rares sont ceux qui restent indifférents aux opportunités offertes par la quatrième Révolution industrielle. Commençons par étudier les cas de l’Allemagne, la Chine et l’Indonésie. Serez-vous capable de deviner quelles sont les motivations du Canada ?

L’Allemagne à la pointe de l’Industrie 4.0

Du fait de sa forte position industrielle, l’Industrie 4.0 est un enjeu crucial pour l’Allemagne.

Étant donné l’importance de la production de biens d’équipement dans son économie et de ses ressources naturelles pour la métallurgie, l’Allemagne avait tout pour réussir sa transition numérique. C’est notamment grâce à des mesures prévoyantes que l’Allemagne est rapidement devenue un leader industriel mondial. En finançant des institutions de recherche éducative, en installant des politiques industrielles favorables et en investissant des ressources monétaires, l’Allemagne a indéniablement contribué à faire grandir ce secteur au cours du temps.

Alors que certains pays s’efforcent encore d’ajuster leurs modèles pour rester dans la compétition mondiale, l’Allemagne est le pays catalyseur qui encourage la révolution numérique des industries. L’Industrie 4.0 est l’un des projets clés de la stratégie concernant les hautes technologies du gouvernement. L’Allemagne conserve son avantage en restant à la pointe de cette vague d’innovation industrielle. Elle pourra attirer des clients non seulement grâce à des coûts de production plus faibles, mais également grâces à des produits plus intelligents.

Quel est l’enjeu pour l’Allemagne ? Si leurs usines n’avaient pas pris ces avancées technologiques considérables, alors l’Allemagne risquerait de perdre des clients, au profit des autres pays qui innovent plus rapidement. Le travail industriel allemand équivaut à « presque 23% de leur PIB » (BDI). Sachant qu’il est de 13% aux États-Unis et environ 11 % au Canada. Une telle perte face aux concurrents internationaux pourrait inciter l’Allemagne à resserrer son économie et accepter un taux de chômage plus élevé.

À retenir :  Soyez compétitifs et investissez dans l’avenir. Commencez dès maintenant ! Le développement de centres, comme Scale AI à Montréal une chaîne d’approvisionnement intelligente, vise à propulser la performance industrielle. Dans la course mondiale à l’innovation, cette initiative renforce le leadership du Canada.

 

La Chine dans les “starting-blocks” de l’Industrie 4.0

« Made in China » est un slogan iconique, non pas le fruit d’une importante campagne de marketing, mais grâce à l’important réseau d’usine construit et cultivé en Chine pendant les dernières décennies. « Made in China » a été cousu ou tamponné sur presque chaque bien ménagers. En disposant d’une importante main d’oeuvre ouvrière, la Chine a pu ainsi profiter de ses zones rurales, lui conférant un avantage concurrentiel inhérent aux marchandises chinoises, et ce, pendant un long moment.

Jusqu’à présent évocatrice de produits peu qualitatifs, le “Made in China” fait face à un nouveau problème majeur : La population est vieillissante et la nouvelle génération de travailleurs n’envisage pas son avenir dans des usines avec les conditions actuelles. Alors que le coût de la vie augmente dans les banlieues où vivent les ouvriers, les conditions de vies dans les zones rurales, où vivent leur famille se sont améliorées. En conséquence : Les ouvriers fuient les banlieues manufacturières. Pour remédier à cette problématique, certaines usines chinoises ont dû augmenter les salaires d’environs 10 à 30 % pour garder leurs salariés, mais la question de la rémunération reste une question persistante. (PWC)

La Chine a toujours aspiré à être une super-puissance mondiale industrielle. Conscients des nouveaux enjeux de l’Industrie 4.0, le gouvernement chinois a inscrit le pays dans sa stratégie économique depuis 2015. Cette campagne marketing lancée sur dix ans, appelée « Made in China 2025 », représente la propre version de la Chine de l’Industrie 4.0.

Désormais, la main d’oeuvre bon marché dont la Chine tirait profit quelques années plus tôt n’est plus un avantage concurrentiel fiable, c’est pourquoi la Chine a décidé de se tourner vers l’Industrie 4.0. Permettant de diminuer les coûts, conserver leurs salariés, garder leurs clients, ce nouveau virage devrait relancer l’économie manufacturière en Chine et marquer son départ en plein essor vers la numérisation

À retenir : Le géant chinois repense aujourd’hui entièrement son industrie. La Chine affiche désormais clairement sa volonté de développer une industrie innovante, productive et créative.   Cependant, elle ne pourra garder ses ouvriers sans augmenter leurs salaires et sans améliorer leurs conditions de travail. Le facteur humain est donc un des aspects critique de l’équation – surtout avec une économie québécoise en pleine crise de la main d’oeuvre.

 

Indonésie : l’Industrie 4.0 dans la ligne de mire

En lançant officiellement son initiative en avril 2018, l’Indonésie est l’un des derniers pays à avoir rejoint la communauté internationale de l’Industrie 4.0. Pourquoi maintenant ? Deux chocs majeurs récents ont frappé la production de ses usines : une économie mondiale fluctuante, due à des inondations chroniques qui ont empêché le transit et prolongé les délais de livraison. Et par ailleurs, le resserrement de la politique monétaire américaine, ayant considérablement augmenté le coût des matières premières importées en Indonésie.

Face à une telle situation et à défaut d’avoir augmenté le prix de ses produits, l’Indonésie a opté pour réduire les stocks des usines et réduire le nombre de manutentionnaires pour rester dans la compétition internationale. Mais cela représente une stratégie de court terme face à cette situation d’urgence.

Investir dans l’Industrie 4.0 représente pour l’Indonésie la solution de long terme. Aujourd’hui, l’Indonésie tente d’apporter de la stabilité dans le secteur. Un article publié par Indonesia Investments, témoigne que le gouvernement indonésien et le Président Widodo sont très enthousiastes à l’idée de se lancer dans les révolutions Industrie 4.0 et sont optimistes sur le fait que cette transition mènera à plus d’emplois sur le marché indonésien (Indonesia-Investments). La technologie industrielle donnera aux usines indonésiennes plus d’alternatives face aux imprévisions, qu’elles soient météorologiques ou politiques. Le gouvernement de l’Indonésie voit cette transition technologique comme une façon de garantir leur secteur industriel

A retenir : Face à cette situation inattendue, l’Indonésie s’est vue dans l’obligation de réduire temporairement les coûts de production pour empêcher la fermeture de ses usines.

Dans ces situations, la technologie viendrait apporter une élasticité sur les méthodes de production et fournir la stabilité nécessaire dont les industries manufacturières ont besoin.

 

Quid du Canada ?

Le Canada ressemble peu à ces trois pays concernant les raisons pour lesquelles elle se lance dans les technologies de l’Industrie 4.0. Son économie n’est pas aussi dépendante des usines manufacturières que pourrait l’être l’Allemagne. Il y aurait une infime possibilité que nous éprouvons les mêmes répercussions économiques qui ont frappé l’Indonésie et la Chine.

Contribuant à 11 % de notre PIB, l’industrie manufacturière stimule l’économie canadienne et son niveau d’emploi. Nous sommes fiers de notre industrie aérospatiale au Québec, nos automobiles en Ontario ou encore de nos tracteurs dans la Saskatchewan. Une bonne façon de commencer à soutenir l’industrie est de se familiariser avec ces grandes technologies. Jetez un oeil sur ce qu’il se passe autour de l’Industrie 4.0 : the Internet of Things (l’internet des objets), l’intelligence artificielle, l’interface homme-machine, robots et capteurs technologiques ou encore l’impression 3D. Et il faut que les entreprises prennent conscience qu’afin de prospérer et conquérir de nouveaux marchés, elles se doivent de prendre le virage vers la quatrième Révolution Industrielle.

 

Traduction de l’article : Why is everyone investing in industry 4.0 ? Jackie Orr

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